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L'Art du Berimbau
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Bienvenue sur le site Capoeira Sul da Bahia France Paris
L'Art du Berimbau organise début février "Le Joga Bonito no final de semana"
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Roda de janvier
Prévu pour le vendredi 27 janvier!
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L'objectif de notre association est le développement de la culture artistique brésilienne en France par le biais du groupe Capoeira Sul da Bahia. Nos moyens d'action sont en particulier l'organisation de stages et de cours de capoeira et la création de diverses manifestations culturelles, musicales, artistiques et sportives brésiliennes.
En outre, notre travail avec la capoeira a un contenu social qui consiste à favoriser l'insertion sociale des jeunes grâce au sport et à l'apprentissage d'une nouvelle culture. Notre but est de donner aux jeunes un espace pour vaincre leurs peurs et leurs préjugés et ainsi devenir un jour en persévérant des représentants français de cet art.
En cliquant sur le nom du gymnase, le plan d'accès s'affichera.
Gymnase Pierre-Francois
23 rue Emile-Moutier
94340 JOINVILLE LE PONT
R.E.R A gare: Joinville le Pont
Horaires
Lundi : 19h - 21h Mixte
Mercredi : 17h30 - 19h Enfants
Vendredi : 19h - 21h Mixte
Le Sporting Club94
27, rue du Pont de Créteil
94100 SAINT-MAUR
RER A: Saint-Maur Créteil
Jeudi: 19h - 20h15 Débutants et 20h15 - 21h30 Gradés
Samedi:16h - 17h15 Débutants de 17h15 - 18h30 Gradés
Espace Jean Monnet
29 rue Dardenne
92170 VANVES
Mardi: 20h - 21h30 Débutants et gradés
Espace jeunes Marly-le-roi
Chemin des Moines, Gymnase des Maigrets
78160 MARLY-LE-ROI
Mercredi: 19h - 21h Gradés et Débutants
Gymnase Ladoumegue Salle Perinet
21 rue Jules Ferry
91260 JUVISY-SUR-ORGE
Samedi: 18h - 20h Débutants
Espace J. lurcat, salle DUNCAN
Place Maréchal Leclerc, allée J. Lurçat
Jeudi: 18h30 - 19h30 Débutants
La salle d'atrs martiaux de Nicolas Renier
33 rue des terres au curé
75013 PARIS
Mercredi: 16h - 17h Enfants et 17h à 18h30 Débutants
Samedi: 17h - 18h30 Débutants
MJC de Fresnes
2 avenue Parc des sports
94260 FRESNES
Lundi : 20h - 22h Mixte
INRA - Versailles
Rd 10, Route de Saint-Cyr
78026 VERSAILLES
Jeudi: 17h - 19h Débutants
Ils sont tous réalisés selon les règles de l'académie «Capoeira Sul Da Bahia ».
Les élèves y apprennent les mouvements de bases de la capoeira : les coup de pied, les déplacements, les acrobaties et la pratique des instruments. A la fin du cours, les élèves mettent en pratique tout ce qu'ils ont appris durant le cours.
La roda est un espace où chaque personne peut participer au jeu, de manière spontanée et volontaire, sans aucun autre objectif que la communication entre joueurs. Les rodas ouvertes permettent aux élèves de connaître le reste du groupe et ceux venant dautres groupes de Capoeira.
Vous trouverez à droite tous les cours dispensés par le groupe Capoeira Sul da Bahia en Ile de France
Pour la 5 ème année consécutive, le groupe Sul Da Bahia France Paris (Prof. St. Nuno et ses élèves) organise le Joga Bonito. Cette année, l'évènement a pour but de récolter des fournitures scolaires pour les enfants du village de Guercif au Maroc en partenariat avec l'association Afrique Lemou.
c'est quoi? Week 100% roda au bénéfice de l'association Afrique Lemou
quand? le 4 et 5 février 2012
où? gymnase Pierre François à Joinville 23,rue Emile Moutier
Accès : rer A Joinville Le Pont direction Boissy-St-Léger
Sortie n°4 (Joinville - Saint-Maur) de l'A4 direction Metz-Nancy
ce qu'il faut ramener :
-tenue: tout le monde en blanc. Des t-shirts seront également prévus pour l'événement
-Fournitures scolaires pour aider les enfants, indispensable pour pouvoir participer à l'événement!
-Nourriture pour le repas de dimanche midi
Planning:
04/02
13h: Accueil des participants (récolte du matériel destiné à l'asso, achat t-shirts de l'evenement)
14h: Début de la roda
20h: fin de la roda
05/02
11h15: Accueil des participants pour le déjeuner (se manifester au préalable pr ce qu'il veulent se joindre)
12h: Déjeuner
Fournitures scolaires
CONSOMMABLES
Ø Grand cahier
Ø Petit cahier
Ø Protèges cahiers
Ø Stylos billes
Ø Crayons à papier
Ø Pochette de crayons de couleur
Ø Pochette de feutres de couleur
Ø Bâton de colle
Ø Gomme
Ø Rouleau de ruban adhésif
EQUIPEMENT
Ø Trousse
Ø Règle
Ø Rapporteur
Ø Equerre
Ø Compas
Ø Paire de ciseaux à bout rond
Ø Taille crayons à réservoir plastique
Ø Calculatrice
Ø Cartable solide inférieur à 1 kg
C'est quoi? Comme tous les vendredis de chaque mois, le professeur Nuno vous invite à partager un moment agréable à l'intérieur de la roda.
quand? le 27 janvier 2012
-tenue: tout le monde en blanc.
-Nourriture et boissons pour le pot final
Le Joga Bonito no final de semana est un événement annuel qui a lieu le premier week-end de février où tous les capoeiristes du groupe Capoeira Sul da Bahia et des capoeiristes des groupes extérieurs jouent durant plusieurs heures pour soutenir une association à but non lucratif. Chaque participant doit ramener du matériel qui répond aux besoins de l'association. En plus de partager un moment avec les différents capoeiristes, cet événement nous permet d'aider des personnes dans des situations difficiles et non envieuses comme ce fut le cas pour la capoeira par le passé.
Lors du premier événement qui a eu lieu le week-end du 2 et 3 février 2008 nous sommes venus en aide à l'association Crianças de Hoje et de Amanha , qui développe un travail avec des enfants du Cap Vert. Chaque capoeiriste devait ainsi ramener des fournitures scolaires pour aider les jeunes.
En 2009, nous avons soutenu les enfants au Brésil en ramenant des vêtements pour les enfants habitant les favelas à Porto Seguro. Ce contact avec les enfants brésiliens fut le premier voyage organisé par l'association hors des frontières européennes.
En 2010, Lassociation Léa Pour Samy a pu bénéficier de jouets pour les enfants handicapés qu'ils suivent au quotidien.
En 2011, ce sont des jouets et jeux en tout genre qui ont été remis à l' Apetreimc
La fête des solidarités est l'un des moments forts de lengagement du Conseil général en faveur de la solidarité aux Val-de-Marnais.
Depuis des années, le Conseil général du Val-de-Marne mobilise toutes ses forces pour la solidarité et mène de nombreuses actions contre toutes les formes dexclusion, notamment auprès des familles aux revenus modestes, des personnes âgées et des personnes handicapées.
Lors de l'édition 2009, nous avons effectué une démonstration lors de l'événement.
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La Capoeira est l'un des aspects les plus fascinant de la culture brésilienne. Le capoeiriste est à la fois un athlète, un danseur, un acrobate, un farceur, un comédien et un musicien.
D'un point de vue historique, cela s'explique par l'extraordinaire rencontre entre les différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil durant trois cents années desclavage.
Venu dAfrique avec leurs danses, leurs rituels, leurs fêtes et leurs chants, les esclaves ont fini par créer un rituel unique, lié à leur condition au Brésil : La CAPOEIRA.
Sous sa forme dansée, chantée et inoffensive aux yeux des maîtres et des surveillants, ce rituel était en réalité une véritable préparation au combat.
Combat contre les oppresseurs pour leur liberté. Combat des plus faibles et des plus démunis contre les plus forts.
Longtemps interdite et réprimée, même après l'abolition de l'esclavage, la Capoeira ne sera autorisé par le gouvernement brésilien qu'en 1937. Elle sera enfin reconnue pour sa valeur culturelle, éducative, créative et artistique.
Elle est à présent enseigné et pratiquée, non seulement dans les écoles et dans la rue, mais aussi dans les universités, les ateliers de théâtre et de danse contemporaine, les écoles de cirque et les centres de sport au Brésil, aux Etats Unis, et depuis quelques années en Europe.
La Capoeira ne ressemble à aucune autre danse, ni à aucun autre art de combat. Elle est l'art de lutter dans la danse et de danser dans la lutte.
Les Palmares, situés dans le Nordeste brésilien, sont considérés comme le plus important et le plus durable ensemble de quilombos "rassemblements d'esclaves fugitifs". On ne sait pratiquement rien de la vie de leurs habitants, de leur quotidien, de leur apparence. Pourtant leur société a perduré près d'un siècle. Une société organisée qui chassait, pêchait, cultivait, et transmettait ses mythes, son savoir et ses valeurs. Des rois et des chefs se sont succédés dans les Palmares, mais la mémoire de deux seulement nous est parvenue : Ganga-Zumba et Zumbi, les seuls à avoir fédéré les quilombos pour faire naître un royaume.
Zumbi, est né libre mais fût capturé dans son enfance par des soldats portuguais puis confié au Père Antonio Melo, de la paroisse de Porto Calvo. Il étudia le portugais et le latin, fut enfant de coeur et fût baptisé Francisco. En 1670, il s'enfuit de la paroisse, pour retourner au Quilombo. Courageux, doué d'une bonne capacité d'organisation et de commandement, il devint un grand chef et un mythe pour les noirs.
En 1678, le roi du Quilombo dos Palmarès, Ganga-Zumba, signe un traiter de paix avec les portuguais.
Zumbi et ses hommes ne l'acceptent pas. C'est alors que Zumbi devient en 1679 le grand général en chef du Quilombo de Palmares. Lui ses hommes et tous les quilombolas qui se joignir à eux étaient très redoutés par les portuguais. Zumbi était considéré comme le plus vaillant des guerriers nègres. Il se montra alors, encore plus determiné à poursuivre la résistance pour défendre son "peuple" et ses terres.
L'histoire commet une injustice quand elle conte la saga du Quilombo de Palmares. Dans celle-ci, Zumbi apparaît comme le grand et unique personnage dans la lutte contre le gouvernement esclavagiste. En vrai, Palmares a été ce qu'elle fut grâce à Ganga Zumba, l'homme d'état du quilombo.
On sait très peu de choses de lui. Il était d'origine africaine. Grand et fort il arriva à Palmares dans les années 1630. A cette époque, Palmares était formés de petits villages et de mocambos (regroupement de quelques personnes, désigne les habitations dans lesquelles vivaient les réfugiés). Ganga Zumba savait qu'un quilombo uni serait moins facile à vaincre et décida d'aller à la rencontre des leaders locaux. Il réunit les onze plus grand mocambos en une confédération et fut élu Commandant général. C'est ainsi que commença la période la plus prospère et plus heureuse de l'existence de Palmares.
Mais, pour essayer d'en finir avec les tentatives d'invasions incessantes qui obligeaient les habitants de Palmares à vivre dans l'expectative d'une guerre, Ganga Zumba décida en 1678 de négocier une paix durable avec les Blancs.
Zumbi et la majorité du peuple du quilombo ne crurent pas en la paix avec les Blancs. Ce fut la première discorde au sein du quilombo. C'est ainsi que Ganga Zumba, le 5 février 1678, accompagné de 400 quilombolas, alla à Recife puis à Cucaù où, après avoir pris connaissance du lieu où ils s'installeraient , il se rendit compte qu'il était tombé dans un piège.
Il fit ses adieux à ses hommes en les renvoyant au quilombo puis il se donna la mort en buvant une liqueur empoisonné
Mestre Bimba, de son vrai nom Manoel dos Reis Machado, naît le 23 novembre 1899, dans le quartier de Engenho Velho à Salvador. On dit qu'il fut inicié a la capoeira à l'âge de 12 ans, par un africain, Bentinho, capitaine de la Compagnie de navigation bahianaise. Selon Mestre Damião (Esdras Magalhães dos Santos), c'est autour de 1930, que Bimba rencontre un étudiant de médecine du Ceara, Cisnando, grand connaisseur du jiu-jitsu, de la boxe et de la lutte gréco-romaine, à qui il enseigne la Capoeira.
Il crée en 1932, le « Centro de Cultura Fisica e Luta Regional » qui prit ensuite le nom de Capoeira Regional. Il incorpore à la capoeira traditionnelle d'autres techniques comme la batuque, la boxe et le jiu-jitsu, et développe des séquences de coups et un code éthique strict.
L'Académie de Mestre Bimba est la première à recevoir l'autorisation officielle permettant denseigner la Capoeira, en 1937. Suite à une démonstration publique devant le président de l'époque Getúlio Vargas, ce dernier révoque la loi Sampaio Ferraz, autorisant ainsi légalement la capoeira.
Le 5 février 1974, Mestre Bimba décède, quelques jours après son entrée à l'hopital des cliniques de l'université de Goias.
Dans le quartier Rio Vermelho est érigé un monument de pierre représentant un arc solide d'à peu près 3,5 mètres rapellant les formes du berimbau et, sur sa face plane, un disque en bronze avec le buste de Mestre Bimba. Ce monument est posé sur une base du même matériau où l'on trouve une plaque bronze retangulaire avec linscription suivante : «Ao Meretíssimo Mestre Bimba, o 1º entre os melhores da capoeira. A Arte Marcial Brasileira. 22 de novembro de 1899 - 05 de fevereiro de 1974».
Né le 05 avril 1889 à Salvador, Mestre Pastinha a joué la capoeira pendant plus de 80 années. Son père était espagnol et sa mère africaine. Il a appris la Capoeira avec un Angolais Mestre Benedito, qui l'a connu quand il avait a peine 10 ans.
En 1941 fut crée le "Centro Esportivo de Capoeira Angola", le Ceca, qui fonctionnait à Gengibirra, dans le quartier de Liberdade. Les manuscrits du maître sont de cette époque, en 1949 le Ceca s'etablit dans la fabrique de Savonnette Sicool, dans l'endoit connut comme Bigode, dans le quartier de Brotas, c'est là que : "les premières chemises furent faites, au Bigode, de couleurs noires et jaunes", rappelle Pastinha. en 1955 le centre sportif s'établit dans le Pelourinho, au nº 19 de la Rue Gregório de Mattos (1).
En 1964 Le Secrétariat Municipal du Tourisme de Salvador publie le livre "Capoeira Angola", manuel illustré et agrémenté de ses réflexions. En 1966, il est invité avec la délégation de Bahia au festival des arts nègres, évenement organisé par léopold sédar Senghor à Dakar, Sénégal. En février 1967, il accorde une interview à Roberto Freire dans laquelle il rappelle les différentes étapes de sa vie et sa conception de la Capoeira;
En 1969, le maitre pert definitivement la vue. Mestre Pastinha meurt dans la misère et la solitude en 1981.
(1953-1989) Gigante reçu sa formation de capoeiriste au sein de l'Associação Moçambique, où il a été l'élève de Mestre Gato Preto, a Niterói, dans l'État de Rio de Janeiro. Devenu maître, il a fondé l'association de capoeira Negrinhos de Sinhá et l'a enregistrée à la Fédération carioca de pugilisme le 24 mars 1976.
Mestre Gigante travaillait comme policier militaire et détenait le grade de sergent. Le reste du temps, il donnait des cours dans son académie situé à Niterói. Il a formé plusieurs maîtres, dont Carcará, Elísio, Naval, Malandrinho, Elmo et, bien sûr, Mão Branca.
William Douglas Guimarães, connu sous le nom de Mestre Mão Branca est originaire de Belo Horizonte, où il s'initie à la capoeira au milieu des années 1970 aux côtés de Mestre Jacaré durant 1 an.
Le surnom Mão Branca signifie "main blanche" et lui a été donné au cours d'une roda dans laquelle il a joué en portant des gants blancs. Il continue ensuite son apprentissage au sein de l'association Negrinhos de Sinhá de Mestre Gigante.
Nommé professeur en 1981, Mão Branca enseigne la capoeira pendant trois ans à l'Université catholique du Minas Gerais puis fonde son propre groupe nommé tout simplement Capoeira Gerais. Ce nom symbolise non seulement l'État du Minas Gerais, mais aussi l'enseignement des mestres Jacaré et Gigante, ainsi que l'expansion qu'a connu la capoeira à l'intérieur du Brésil puis partout dans le monde depuis 20 ans.
Les Valentões (Prononcez de cette maniere valaine- ton -isse) sont des hommes, la plupart du temps de condition pauvre, qui utilisaient la capoeira comme moyen de défense à l'époque où l'utilisation de la capoeira était interdite.
Ces hors-la-loi étaient craints et respectés jusqu'à semé le trouble auprès des autorités publiques.
Né à Rio de Janeiro, Manduca da Praia était connu par toute la population pour son courage et craint en tant que grand capeoiriste.
Il était grand, fort et mulâtre. Il était toujours bien vêtu, il ne se passait jamais de son manteau, de son chapeau, de sa chaîne d'or, de ses chaussures pointus, de sa cravate et de sa canne.
Manduca vendait du poisson à la place du marché. Il était honnête dans les affaires et gagnait assez. Il pratiquait la capoeira pour son propre compte et ne suivait pas les influences d'autres bandes.
Il fut agressé par de braves taureaux, sur lesquels il a sauté, de là commença sa carrière de garçon intrépide et courageux. Un jour, à la fête de Penha, Manduca luta contre un groupe de romeiros armés de bâtons, il l'emporta en les laissant désarmés et étendus sur le sol.
Le fait le plus célébré dans la ville fut sa victoire contre le député Santana qui le provoqua en duel. Santana était réputé comme étant un cavalier dinstingué et maniant très bien le bâton. Apès ce duel ils devinrent amis.
Manduca da Praia répondit à 27 procès pour blessures légères er graves , il s'en sortit toujours bien grâce à son influence et ses relations.
Depuis tout petit, Manuel Enrique, fils de Joao Grosso et Maria Haifa, apprenait les secrets de la Capoeira de rue avec le Maître Alipio, a Santo Amaro da Purificaçao, et fut baptisé « Besouro Maganga » à cause de sa souplesse et facilité à disparaître quand on avait besoin de lui.
Un noir fort à lesprit aventureux, il na jamais travaillé dans un endroit fixe et na jamais eu de profession définie. Lorsquil yavait trop dadversaires et Besouro perdait lavantage, il disparaissait sans que personne ne sache où il était partit, « en volant » comme loiseau dont il portait le nom.
Son entourage commença alors à lui attribuer des pouvoirs surnaturels. En train, à cheval ou à pied, Besouro, selon les circonstances, allait de Santo Amaro à Maracangalha pour travailler dans des usines ou haciendas.
Son élève et cousin le Maître Cobrinha Verde raconte que un jour il trouva du travail à lUsine de Colônia (aujourdhui Santa Elisa) de Santa Amaro.
Une semaine plus tard, le jour de paie arrivé, le patron lui dit, comme à dautres employés, que son salaire sétait envolé pour Sao Caetano, signifiant quil ne comptait rien lui payer.
Ceux qui osaient se révolter étaient fouettés et attachés à un arbre en plein soleil durant 24h. Besouro, lui, empoigna le patron et lobligea à le payer après lui avoir décrocher un grand coup.
Vindicatif et rebelle, Besouro naimait pas la police et avait régulièrement des problèmes avec elle. On raconte même quil arrivait que Besouro leur quitte leurs armes pour les enfermer dans leur propre prison.
Une fois il obligeât un soldat à boire une grande quantité de cachaça avant de lenfermer. A son réveil, celui-ci se plaint à son commandant, José Costa, qui désigna 10 hommes pour attraper Besouro mort ou vivant.
Quand il se rendit compte de lapproche de la police, Besouro sortit du bar où il se trouvait et se planta, les bras tendus, sur une croix dessinée sur la route, en déclarant quil ne se rendrait pas.
On entendit une grande fusillade qui laissa le capoeiriste étendu au sol. Le commandant sapprocha, le pensant mort, mais Besouro se releva en chantant et ordonna aux hommes de se retirer.
Les disputes et révoltes étaient nombreuses à lépoque et Besouro prenait régulièrement parti contre les propriétaires des « fazendas » et usines ainsi que la police.
Employé dans la fazenda du Dr. Zeca, et père dun enfant nommé Memeu, Besouro fut désigné pour mourir. Un homme influent, le Dr. Zeca envoya par lintermédiaire de Besouro, qui ne savait ni lire ni écrire, une lettre à son ami le gérant de lusine Maracangalha, qui donnait lordre de tuer le coursier.
On ordonna à Besouro dattendre jusquau jour suivant la réponse à la lettre. Il alla la chercher tôt le lendemain, et fut entouré de plus de 40 soldats qui lui tirèrent dessus.
Il séloigna du lieu en esquivant les balles avec la ginga de son corps. Un homme connu sous le nom de Eusebio de Quibasa le frappa dun coup de couteau en bois, réputé selon la tradition du Candomblé (religion africaine-américaine qui sinstalla dans tous les lieux de destination des esclaves noirs) être lunique arme capable de tuer un homme « au corps fermé », c'est-à-dire qui résiste aux balles comme semblait être le cas de Besouro.
Manuel Enrique, Besouro Manganga, est mort jeune à lâge de 27 ans en 1924. Trois de ses élèves sont toujours en vie, Rafael Alves França, Mestre Cobrinha Verde et Siri de Mangue.
Aujourdhui, Besouro est un symbole de la Capoeira dans tout le territoire de Bahia, admiré pour le courage et la loyauté avec lesquels il se comportait pour aider les minorités opprimées par la police et les propriétaires terriens.
Né en 1967, dans un village de pêcheurs du sud de l'état de Bahia, Railson do Carmo Dominguez a connu la Capoeira à l'âge de 11 ans. Après un temps de formation avec le maître Estrela, à Porto Seguro, son désir de dédier sa vie à la Capoeira le poussa à vouloir découvrir d'autres horizons.
Lors d'un voyage dans le sud du pays, il découvrit la ville de Belo Horizonte située dans l'état du Minas Gerais, et son académie de Capoeira dirigée par William Douglas Guimaraes, plus connu sous le nom de Mestre Mao Branca. Cette rencontre marqua un réel tournant dans la vie de Railson, qui, émerveillé par l'enseignement de Mao Branca, décida d'intégrer le groupe Capoeira Gerais en 1986.
En 1989, il inaugure au centre ville d'Arraial d'Ajuda (petit village au sud de Porto Seguro), le premier espace dédié entièrement à l'enseignement de la Capoeira, et qui est encore à ce jour le siège central du groupe. Au sein du groupe Capoeira Gerais, Railson passa par tous les stades de l'apprentissage jusqu'à obtenir le titre de Maître en 1995.
Les années d'entraînement discipliné et la persévérance dans l'enseignement ont fait de lui le plus jeune Maître formé par Mestre Mao Branca. Il créa alors son propre groupe, sans pour autant se détacher de la tutelle de Mestre Mao Branca, baptisé Grupo Capoeira Sul da bahia.
Aujourd'hui, le groupe a grandi, d'abord à l'intérieur du Brésil (Arraial d'Ajuda, Sao Paulo, Porto Seguro, Trancoso, Eunapolis, Itagimirim, Itaunas, Vitoria, Santa Cruz Cabralia, Curitiba, Jaguariuna,) et puis à l'extérieur (Chili, Argentine, Pérou, France, Canada, Italie, Israël, Allemagne, Portugal, États-Unis).
Les grades sont le témoin du niveau du capoeiriste. Attaché autour de l'abada, il permet à n'importe quels capoeiristes de juger des compétences de celui-ci.
Au préalable, l'élève passe une évaluation réalisé par le mâitre. On lui remet son grade lors d'une cérémonie festive appelé le "batizado" (baptème en français)
Créé par Mestre Bimba, le Batizado est une fête de confraternisation dans l'univers de la capoeira où les élèves ont l'opportunité de connaître les différents maîtres et professeurs invités.